Réflexions

AT :
J’ai une petite sœur (…) si je savais comment c’est ici, je n’aurais pas quitté mon pays. Je serais restée chez moi. Maintenant, avec la manière dont j’ai quitté mon pays, je ne vois pas comment je pourrais retourner. J’ai honte et je suis fatiguée de la souffrance d’ici. Je souffre depuis le jour où je suis descendue à l’aéroport. Ça fait presque 7 mois.

AT :
J’aimerais dire aux Africains qu’il y a des souffrances au Maroc. Je leur conseille de ne pas venir ici à cause de problèmes. Si c’est ton travail qui t’envoie au Maroc ou le commerce, c’est autre chose. Mais je ne souhaite à personne de venir pour l’aventure ! J’ai vu la maltraitance envers les migrants. Les Européens devraient parler avec les Marocains pour faire cesser les maltraitances contre les Noirs. Les Marocains ne te voient même pas passer. Il n’y a pas un Noir, même s’il travaille, qui se sent libre ici.

BC :
Je n’avais pas envie de quitter mon pays (Côte d’Ivoire), mais mes parents m’ont rejetée et j’y suis en danger. Dans mon pays, si tu n’as pas de famille, tu peux être jetée à la rue et mourir de faim.