Travail d’équipe

ASt (ancienne migrante, membre de l’équipe):
L’Arcom est une association humanitaire. Nous avons un mandat humanitaire. Nous ne voyons pas en premier lieu le salaire ou les avantages. Ce que nous faisons est bénévole. Nous avons des besoins de base auxquels l’Arcom subvient. Avec cela nous payons logement et nourriture. Nous sommes très heureux de notre travail car nous aidons l’humanité.  Nous vous remercions pour l’aide que vous nous envoyez. Cela nous aide beaucoup.

CASt (ancienne migrante, membre de l’équipe):
Pour les migrantes de l’Arcom, elles peuvent venir par une ONG comme la Caritas. Quand elles arrivent nous les accueillons. Si elles arrivent par la route ou par la frontière algérienne de Oujdah, nous les laissons se reposer 24h ou 48h avant de nous entretenir avec elles. Je remplis leur fiche et leur explique les règles en vigueur, en particulier le fait que le séjour est temporaire. Elles sont logées et sont accompagnées par moi ou par ma collègue. Pour moi, ce travail au service des autres est important, c’est une grâce.

NRSt (ancienne migrante, membre de l’équipe):
Subitement, le HCR a stoppé son aide et ne n’ai plus pu payer mon loyer. Quelqu’un m’a parlé de l’Arcom. J’ai été logée dans les appartements de l’Arcom pendant un certain temps. Puis j’ai proposé aux responsables de me joindre à l’équipe pour aider les autres. C’est comme cela que je récupère les enfants et leur apprend à lire, à parler, à raconter des histoires. C’est ainsi que nous avons créé la petite école. J’ai débuté mon travail à l’Arcom en août 2017. Toute la semaine du lundi au samedi l’école  est pleine. Certains élèves viennent le matin, d’autres l’après-midi.  Il y a toujours du monde. Grâce à l’Arcom, je me suis retrouvée.

RMKSt (ancien migrant, membre de l’équipe):
Il était très important de protéger et de sauver la vie de ces femmes. Nous recevons des femmes de Nador, d’Oujda, de Tanger, d’Agadir, de Dakhla. Des hommes les trompent en leur promettant un passage vers l’Europe contre leur argent. Après paiement, les femmes sont démunies et sont livrées à ces mêmes hommes qui les forcent à se prostituer.  Le travail que nous faisons est très très important. Nous sauvons des vies.

Je remercie toute l’équipe en Europe qui nous soutient. Ce qui nous fait particulièrement plaisir c’est quand des femmes qui ont résidé chez nous ont atteint l’Europe et nous téléphonent pour nous remercier. Nous avons alors la satisfaction d’avoir sauvé des vies.