La mission d’ARCOM

L’association ARCOM a été créée en 2005 par Emmanuel Mbolela et ses collègues, originaires de la République Démocratique du Congo afin de venir en aide aux femmes migrantes. Celles-ci sont exposées à des violences, notamment des viols, ainsi qu’à des maladies et au mépris liés à leur condition de femme.

Emmanuel Mbolela, autour du livre Réfugié | Équitable Café

Source: Equitable Café

Dans le passé, les migrantes et refugiées subsahariennes étaient considérées comme des clandestines sans aucune protection, pouvant être expulsées par la police à tout moment. Face à cette situation Emmanuel Mbolela, lui-même ancien migrant au statut précaire a eu le courage de sensibiliser l’opinion en organisant des rassemblements et conférences à Rabat. Il s’agissait d’informer marocains et étrangers que les subsahariens sont des êtres humains à part entière et ont des droits fondamentaux comme tout un chacun. Ces efforts ont abouti. Ces dernières années, grâce aussi aux pressions et aux financements européens, le Maroc reconnait le statut de réfugié octroyé par le HCR (Haut-commissariat aux réfugiés) et mène une politique plus humaine à l’égard des migrants. Depuis 2014, deux campagnes de régularisation ont permis de donner une carte de séjour à près de 50 000 personnes et l’étau sécuritaire s’est largement desserré.

 

En parallèle à ce travail de sensibilisation essentiel, il y avait urgence à apporter une aide concrète à ces femmes migrantes. En premier lieu, il fallait leur offrir un abri et un foyer. A cette fin, Emmanuel Mbolela crée Le Foyer d’accueil Baobab et ouvre un premier appartement à Rabat en 2015.

Première étape d’une belle et nécessaire action qui continue à ce jour, mais qui a besoin d’un soutien international continu pour perdurer et s’étendre.